Une victime de noyade soignée avec 40 séances de caisson hyperbare

Publié le Catégorisé comme amélioration, Oxygénothérapie Hyperbare

En 2017 est publiée une étude de cas très intéressante concernant la petite Eden, victime de noyade. L’enfant, alors âgée de 2 ans, a rapidement été soignée à l’aide d’un caisson hyperbare. En quelques semaines, la plupart des dégats subis par son cerveau ont pu être inversés. Les parents ayant bien documenté cette terrible épreuve, vous trouverez dans cet article quelques vidéos vous permettant de constater les progrès d’Eden.

La noyade, un fléau estival chez les enfants

Selon l’Agence nationale de santé publique, un total de 1 983 noyades est survenu en France, entre le 1er juin et le 31 août 2021. Les noyades accidentelles suivies de décès étaient plus fréquentes en piscine chez les enfants de moins de 6 ans.

C’est malheureusement le cas pour la petite Eden, victime de noyade en 2016. Après avoir déjoué les systèmes de sécurité, l’enfant s’est noyée dans la piscine familiale. Elle est retrouvée par sa mère, 15 minutes plus tard, en arrêt cardiaque et immergée dans une eau à 5°C. Ses pupilles étaient dilatées et sa température corporelle de 28,9°C.

Eden Carlson
Eden Carlson

Après presque 2 heures de réanimation cardiopulmonaire, elle a pu être réanimée par l’équipe médicale de l’hopital pour enfants de l’Arkansas.

Quelques jours plus tard, les imageries médicales ont montré des dégats au niveau du cerveau : une lésion thalamique et une atrophie cérébrale généralisée, avec une perte significative des volumes de matière grise et blanche. 

31 jours après la noyade, l’IRM de la petite Elen montre de lourds dégats au niveau du cerveau.

Inverser les dégats de la noyade grâce au caisson hyperbare

Après un séjour de 5 semaines à l’hopital, la petite Elen est de retour à la maison avec de lourdes séquelles neurologiques. Par la suite, ses parents ont contacté le Docteur Paul Harch, l’auteur de cette étude de cas. Ce dernier leur a proposé une thérapie en 2 étapes.

Oxygénothérapie normobare

Puisque la famille ne pouvant pas se déplacer tout de suite, le docteur leur a demandé de mettre en place l’oxygénothérapie normobare. À l’aide d’une canule nasale, la petite patiente respire de l’oxygène pur, tous les jours pendant quelques minutes.

« En quelques heures, la patiente était plus alerte, éveillée et elle a cessé de se tortiller » précise le docteur Harch dans son étude de cas.

Vous pouvez le constater dans cette courte vidéo, où l’on voit Eden à la sortie de l’hopital, puis quelques jours plus tard après l’introduction de l’oxygénothérapie normobare :

La petite Eden, victime de noyade, avant et après l’introduction de l’oxygénothérapie normobare.

Oxygénothérapie hyperbare à l’aide d’un caisson hyperbare

Ensuite, une fois que la famille a pu se déplacer afin de rejoindre le Docteur Harch à La Nouvelle-Orléans, la petite Eden a bénéficié de l’oxygénothéraie hyperbare.
Ainsi, 11 semaines après l’accident, l’enfant a commencé ses séances en caisson hyperbare.

  • Après 10 séances, la mère indique que la patiente est « presque normal, sauf pour la motricité globale« .
  • Après 39 séances, le docteur indique que « la patiente a présenté : une démarche assistée, un niveau d’élocution supérieur à celui d’avant la noyade, une fonction motrice presque normale, une cognition normale, une amélioration de presque toutes les anomalies de l’examen neurologique, l’arrêt de tous les médicaments (buspar, propranolol, baclofène) et déficits émotionnels, de démarche et de tempérament résiduels. »

Dans la vidéo ci-dessous, on peut y voir la petite Eden avant et après les 40 séances en caisson hyperbare :

La petite Eden, victime de noyade, avant et après 40 séances en caisson hyperbare.

De retour à la maison, la courageuse patiente a peu réapprendre à marcher :

Après 40 séances en caisson hyperbare, Eden réapprend la marche à la maison.

Conclusion

À la suite des 40 séances en caisson hyperbare, de nouvelles imageries cérébrales sont réalisées :

IRM cérébrale de la petite Eden à 3 jours, 31 jours et 162 jours post-noyade.
  • L’IRM de gauche correspond à 3 jours après la noyade.
  • Celle du milieu correspond à 31 jours après la noyade. Il y a eu une perte de 12,3% de tissu cérébral, considérée comme une augmentation de la couleur blanche sur l’analyse (le blanc est le liquide céphalo-rachidien).
  • L’IRM de droite a été réalisée 27 jours après les 40 séances en caisson hyperbare. Soit 162 jours après la noyade. C’est normalement le moment où l’on constate une perte quasi maximale de tissu cérébral. Au lieu de cela, Eden a connu une augmentation de 13,9 % du tissu cérébral.

Pour terminer, le docteur Harch conclut son étude de cas ainsi :

« L’oxygénothérapie normobare de courte durée et l’oxygénothérapie hyperbare dans la phase subaiguë de la récupération après noyade ont entraîné une résolution quasi-complète, documentée par vidéo, des déficits neurologiques graves et une inversion quasi-complète de l’atrophie de la substance grise et blanche à l’IRM.
La croissance induite par la signalisation génique hyperoxique et hyperbare de la matière grise et de la matière blanche est l’explication la plus probable.
« 

Attention : Gardez à l’esprit qu’ il s’agit d’une étude de cas, réalisée sur 1 seul enfant. Cela n’a pas le même poids qu’une étude scientifique réalisée sur de nombreuses personnes. L’objectif de cet article est de vous montrer que l’oxygénothérapie hyperbare pourrait être un puissant outil pour provoquer la neuroplasticité suite à une noyade.

Comment se déroule une séance dans un caisson hyperbare ?

 Ci-dessous, je vous propose une courte vidéo afin de vous montrer concrétement le déroulement d’une séance (que l’on appelle d’ailleurs « plongée ») dans un caisson hyperbare. Les sous-titres sont disponibles pour les malentendants.

Comment mettre en place l’oxygénothérapie hyperbare à la maison ?

Si vous souhaitez mettre en place cette thérapie chez vous, je peux vous conseiller et vous accompagner. Les protocoles que je propose se basent sur les dernières avancées scientifiques ainsi que sur mon expérience sur le sujet.

J’anime aussi un groupe Facebook sur le sujet, dans lequel vous pouvez poser vos questions :


Autres sources utilisées pour l’écriture de cet article

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