Diagnostiquée Alzheimer et soignée à l’aide d’un caisson hyperbare

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En 2019, le docteur Harch a publié une étude de cas1https://www.medgasres.com/text.asp?2018/8/4/181/248271 intéressante au sujet d’une patiente atteinte d’Alzheimer et traitée à l’aide de l’oxygénothérapie hyperbare. Après 40 séances en caisson hyperbare, une amélioration des symptômes a été observée et confirmée grâce aux imageries cérébrales. Je vous explique, ci-dessous, quels ont été ses progrès et pourquoi cette thérapie est intéressante pour traiter la démence.

Brigitte, atteinte par la maladie d’Alzheimer, avant de commencer l’oxygénothérapie hyperbare

Pour commencer, je vous présente Brigitte (prénom factice) telle qu’elle a été décrite dans l’étude. Elle était âgée de 58 ans au moment des faits. Elle a été officiellement diagnostiquée Alzheimer depuis 5 années. Les imageries cérébrales réalisées ayant confirmé la dégénérescence de son cerveau.

Progression de la maladie d’Alzheimer (images d’illustration)

De plus, il est indiqué que sa maladie a rapidement progressé durant les 8 mois précédents sa rencontre avec le docteur Harch. Voici d’ailleurs ce qui a été observé à ce moment-là :

  • Confusion suite à une demande.
  • Léger tremblement.
  • Diminution diffuse de la piqûre d’épingle.
  • Lenteur dans l’exécution des mouvements.
  • Réduction de l’amplitude des mouvements.
  • Difficulté à effectuer des mouvements rapides et alternés.
  • Problème de coordination doigt-nez.
  • Instabilité lors de la flexion profonde du genou.
  • Instabilité lors de tests « tandem gait » et « Romberg ».

Suite à ce rendez-vous, Brigitte commença l’oxygénothérapie hyperbare. L’étude ne précise pas si elle a suivi la thérapie de chez elle, ou bien en cabinet privé. Cependant, au vu du protocole, les 2 options étaient possibles.
L’objectif était de réaliser 5 séances en caisson hyperbare par semaine, pendant 8 semaines.

Brigitte après ses 40 séances en caisson hyperbare

Après 1 mois de thérapie, voici les progrès remontés par la patiente :

  • Augmentation de son niveau d’énergie
  • Augmentation de son niveau d’activité
  • Amélioration de son humeur
  • Amélioration de sa capacité à dessiner un cadran d’horloge correct,
  • Amélioration à effectuer des activités de la vie quotidienne
  • Amélioration à faire des mots croisés.
Femme en pleine séance d’oxygénothérapie hyperbare (image d’illustration).

Et après 40 séances en caisson hyperbare, voici les progrès remontés par Brigitte :

  • Augmentation de la mémoire.
  • Augmentation de la concentration.
  • Amélioration du sommeil.
  • Amélioration de la conversation.
  • Augmentation de l’appétit.
  • Amélioration de la capacité à utiliser l’ordinateur.
  • Amélioration de l’humeur (plus de bons jours (5/7) que de mauvais jours).
  • Résolution de l’anxiété.
  • Diminution de la désorientation.
  • Diminution de la frustration.
  • Le tremblement, la flexion profonde du genou, le gain en tandem et la vitesse du moteur ont été améliorés.

À ces observations s’ajouteront plusieurs imageries cérébrales qui confirmeront une augmentation du métabolisme du cerveau. Y compris au niveau des zones cérébrales habituellement touchées par la maladie d’Alzheimer.

Voici une représentation 3D du cerveau de Brigitte, avant et après la thérapie :

L’imagerie cérébrale de gauche a été réalisée avant la thérapie. Celle de droite, 2 mois plus tard, en fin de thérapie. Au centre, l’échelle des couleurs indique l’activité métabolique du cerveau. Par exemple, la couleur rouge ou blanche indique une plus forte activité métabolique que la couleur verte ou jaune. N’hésitez pas à mettre en pause la vidéo pour comparer.

Pourquoi le caisson hyperbare serait efficace pour traiter la maladie d’Alzheimer ?

Pourquoi est-ce que les séances en caisson hyperbare ont aidé Brigitte ?
Le docteur Harch explique que 4 processus pathologiques2https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5879880/ ont été identifiés dans la maladie d’Alzheimer :

  1. Une hypoperfusion vasculaire du cerveau 3https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8103579/, associé à un dysfonctionnement mitochondrial 4https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5840984/.
  2. La formation de plaques amyloïdes et des enchevêtrements cellulaire dûe à la protéine de tau 5https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fnins.2018.00037/full.
  3. Un stress oxydatif incontrôlé.
  4. Des processus immunitaires pro-inflammatoires 6https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29456585/ 7https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fnagi.2018.00205/full, secondé par un dysfonctionnement microgliale et astrocytaire au niveau du cerveau.

Et toujours selon les explications du docteur Harch, la combinaison de l’hyperoxie et de l’augmentation de la pression (donc l’oxygénothérapie hyperbare) agit au niveau épigénétique. C’est à dire que les facteurs environnementaux (la pression du caisson hyperbare et l’oxygène pur respiré durant la séance) ont un effet sur l’expression génétique. Des mécanismes cellulaires sont alors déclenchés et ciblent les 4 processus pathologiques de la maladie d’Alzheimer en :

Pour les plus curieux d’entre vous, j’ai rédigé un article au sujet de ces fameux mécanismes de régénération déclenchés au niveau cellulaire.

Et ensuite ? Comment accéder à l’oxygénothérapie hyperbare ?

Si vous souhaitez plus de renseignements au sujet de cette thérapie, ou si vous souhaitez la mettre en place pour vous ou l’un de vos proches, vous pouvez me contacter directement. Les protocoles que je propose se basent sur les dernières avancées scientifiques ainsi que sur mon expérience sur le sujet.

J’anime aussi un groupe Facebook sur le sujet, dans lequel vous pouvez poser vos questions :

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Références utilisées pour la rédaction de cette article

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