Alzheimer et Photobiomodulation : avant et après 12 semaines de thérapie

Publié le Catégorisé comme amélioration, Photobiomodulation
homme malade et homme heureux

En 2017, Anita Saltmarche a mené une étude scientifique dont le but était d’évaluer l’utilisation de la thérapie par photobiomodulation sur des malades atteints d’Alzheimer. En 12 semaines, cette thérapie par la lumière rouge a montré une amélioration significative des fonctions cognitives des patients, ainsi qu’ une amélioration de leur qualité de vie.

Anita Saltmarche
Anita Saltmarche, BScN, MHSc

La maladie d’Alzheimer

Tout d’abord, sachez que la maladie d’Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus fréquente chez l’être humain. Elle entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. À ce jour, elle est considérée comme incurable.

Auguste Deter est la première personne a avoir été diagnotisquée Alzheimer en 1902

Aussi, en France, 900.000 malades ont été diagnostiqués Alzheimer. Ce qui en fait la première cause de dépendance lourde du sujet âgé. Ainsi que la première cause d’entrée en institution.

Traiter la maladie d’Alzheimer avec la thérapie par photobiomodulation

La thérapie par Photobiomodulation du cerveau consiste à appliquer une lumière rouge spécifique sur le crâne du patient afin de soigner des lésions cérébrales et d’autres problèmes neurologiques et psychiatriques.
Cette thérapie est non invasive et indolore.
Si vous ne connaissez pas encore cette thérapie, je vous invite à lire cette page.

Lors de cette étude, la lumière était appliquée sur le crâne des patients de façon journalière. Soit à l’aide d’un casque de photobiomodulation (avec son module intranasal) pendant 20 minutes. Soit à l’aide du module intranasal seul pendant 25 minutes.

Quels progrès pour ces malades atteints d’Alzheimer traités à l’aide de la photobiomodulation ?

La scientifique canadienne a suivi 5 patients, âgés de 72 à 90 ans. Leur démance était qualifiée de « légére à modérément sévére ». Afin de mesurer l’évolution de leur démence, les patients ont été évalués avant, pendant et après le traitement, à l’aide de 2 tests :

  • le Mini-Mental State Examination (MMSE)
  • le Alzheimer’s Disease Assessment Scale-Cognitive Subscale (ADAS-Cog)

Après 12 semaines de traitement par photobiomodulation, les améliorations cognitives sont significatives aux 2 tests. Ces progrès ont été mesurés, mais il est difficile de se rendre compte des résultats obtenus en analysant uniquement des chiffres…

Une amélioration de la qualité de vie

Les améliorations aux scores sur ces 2 tests ont été confirmées par des progrès dans la qualité de vie des patients et de leurs aidants. En effet, dans cette étude, Anita Saltmarche a décrit les améliorations de la qualité de vie de ces 5 patients.
Vous trouverez ci-dessous ses notes :

Patient numéro 1

Avant traitement :

Inquiète, parlait principalement portugais avec sa famille, se plaignait « sa tête était trop lourde pour tenir, mal de tête ». A répondu uniquement aux questions. La famille a déclaré qu’elle était plus anxieuse, avait une capacité réduite à cuisiner ou à nettoyer, moins interactive avec la famille.

Après 12 semaines de traitement par photobiomodulation :

Ouvertement souriante, riante, et évaluateur câliné. A déclaré fréquemment avoir la tête « plus légère », « plus claire », pas de maux de tête. La famille a déclaré « plus bavarde et active » (c.-à-d. cuisiner, nettoyer, se promener, répondre au téléphone). Capable de donner une recette de mémoire à l’évaluateur.

Après 4 semaines sans traitement :

Progressivement plus renfermée, moins engagée. Plus fatiguée, se sentant
« troublée »,  » tête lourde », les maux de tête sont revenus. Cuisine et nettoie moins, l’hygiène personnelle a diminué. Ne voulait pas participer aux rassemblements de famille.

Patient numéro 2

Avant traitement :

Contact visuel peu fréquent avec l’évaluateur. Répond principalement en italien (langue maternelle) avec de longues pauses entre les questions.
Posture voûtée, démarche traînante. Aide à domicile. Assisté pour la mobilité, l’habillage et l’hygiène personnelle. Incontinent 6 nuits sur 7. N’engage pas la conversation, engagement minimal lors des visites familiales. N’a pas parlé de la mort de sa femme.

Après 12 semaines de traitement par photobiomodulation :

Regarde directement l’évaluateur, parlait principalement anglais, plein d’humour et souriant. Se souvient du nom de l’évaluateur, de la raison de la visite et dit « faire mieux ». À la semaine 6, est entré dans le bureau plus droit, à un rythme soutenu, se déplace de manière indépendante d’une chaise à l’autre. Incontinent 1 à 2 nuits sur 7. Parfois s’habille de façon indépendante, plus communicatif, plus heureux avec le soignant et la famille. Reconnaît la mort de sa femme et capable de parler à sa famille.

Après 1 semaine sans traitement :

La première semaine sans traitement photobiomodulation, déclin rapide du comportement (peu coopératif et belliqueux) ; déclin fonctionnel (aide nécessaire à la mobilité, à l’hygiène et à l’habillage) ; et déclin cognitif (moins capable de suivre une conversation, de répondre de manière appropriée ou de se souvenir des événements). La famille a demandé la reprise du traitement par photobiomodulation (ndlr : 1 semaine après l’arrêt)

Patient numéro 3

Avant traitement :

L’humour a été utilisé pour compenser l’incapacité de répondre aux questions.
Perte de mémoire niée. Pensait qu’il travaillait encore. Lit et écoute les actualités. Sa femme n’est pas sûre de ce dont il se souvenait. Discussion minimale sur les nouvelles ou les événements.

Après 12 semaines de traitement par photobiomodulation :

Le patient a déclaré : « Il est plus facile de répondre aux questions du test », admet lorsqu’il est incapable. L’épouse a déclaré qu’il était plus interactif et qu’il lisait ses publications professionnelles. Semaine 10, ulcère du pied réapparu, œdème sous le genou, érythème, douleur, grimace pendant déplacements d’une chaise à l’autre, et moins rayonnant et interactif.

Après 4 semaines sans traitement :

Patient traité à la clinique pour son pied, peu de changement. Avait des douleurs aux pieds tout le temps, œdème des jambes sous le genou. Moins concentré pendant les tests, interaction réduite, moins humoristique et hygiène personnelle diminuée (par exemple, pas rasé de près).

Patient numéro 4

Avant traitement :

Auparavant était extraverti et plein d’humour, mais au fil du temps se sentait moins heureux. D’accord lorsque sa femme a déclaré qu’il oubliait de plus en plus (c’est-à-dire qu’il ne conduisait que sur des itinéraires familiers, et qu’il perdait des objets). A demandé à sa femme les réponses au test. Travaille à temps partiel, cuisine ses propres repas traditionnels.

Après 12 semaines de traitement par photobiomodulation :

A repris son activité artistique (sculpture). Capable de modifier son trajet pour s’adapter au trafic, oublie moins, nécessite moins de rappels de mémoire. Moins dépendant de sa femme pour le « divertissement », généralement plus heureux. A moins regardé sa femme pour les réponses aux tests, a ri, puis a répondu de manière indépendante.

Après 4 semaines sans traitement :

Pas de déclin durant les 4 semaines post-traitement. L’épouse a confirmé que le mari n’avait pas perdu les gains obtenus pendant le traitement.

Patient numéro 5

Avant traitement :

Patient conscient sur la perte de mémoire et le diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Interactif, mais légèrement réservé. Conscient lorsqu’il est incapable de répondre aux questions du test, a besoin d’être invité à fournir une réponse. A déclaré que lui et sa femme continuaient à vivre une vie bien remplie, mais que l’avenir était effrayant.

Après 12 semaines de traitement par photobiomodulation :

La semaine 3, a déclaré qu’il se sentait plus brillant, que le monde avait plus de couleurs, qu’il oubliait moins souvent pourquoi il était entré dans une pièce. A travaillé dans le jardin avec sa femme, se prépare à recommencer la peinture à l’huile. Plus humoristique, interactif, moins hésitant lors des tests.
L’épouse (infirmière) a déclaré qu’elle était satisfaite des changements positifs.

Après 4 semaines sans traitement :

Diminution progressive de la « brillance et de la clarté ».
Le patient et sa femme ont tous deux remarqué un déclin de la mémoire, de la concentration, moins capable d’initier et d’accomplir des tâches de manière indépendante.

Conclusion

Enfin, Anita Saltmarche précise que la thérapie par photobiomodulation a été très bien tolérée par ces 5 patients. Aucun effet indésirable n’a été rapporté.

Pour finir, sachez qu’en 2019, ces résultats ont été reproduits et confirmés par une autre scientifique américaine. Je vous en parlerai sûrement dans un prochain article.

Comment mettre en place la thérapie par Photobiomodulation transcrânienne ?

Si vous souhaitez mettre en place cette thérapie chez vous, je peux vous conseiller et vous accompagner. Les protocoles que je propose se basent sur les dernières avancées scientifiques ainsi que sur mon expérience sur le sujet.

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